Fabulous Vampire' - - « Les messagers d'amour devraient être des pensées, plus promptes dix fois que les rayons du soleil, qui dissipent l'ombre au-dessus des collines nébuleuses. Aussi l'amour est-il traîné par d'agiles colombes ; aussi Cupidon a-t-il des ailes rapides comme le vent. Maintenant le soleil a atteint le sommet suprême de sa course aujourd'hui ; de neuf heures à midi il y a trois longues heures, et elle n'est pas encore venue ! Si elle avait les affections et le sang brûlant de la jeunesse, elle aurait le leste mouvement d'une balle ; d'un mot je la lancerais à mon bien-aimé qui me la renverrait d'un mot. Mais ces vieilles gens, on les prendrait souvent pour des morts, à voir leur inertie, leur lenteur, leur lourdeur et leur pâleur de plomb. »--

Fabulous Vampire' - - « Les messagers d'amour devraient être des pensées, plus promptes dix fois que les rayons du soleil, qui dissipent l'ombre au-dessus des collines nébuleuses. Aussi l'amour est-il traîné par d'agiles colombes ; aussi Cupidon a-t-il des ailes rapides comme le vent. Maintenant le soleil a atteint le sommet suprême de sa course aujourd'hui ; de neuf heures à midi il y a trois longues heures, et elle n'est pas encore venue ! Si elle avait les affections et le sang brûlant de la jeunesse, elle aurait le leste mouvement d'une balle ; d'un mot je la lancerais à mon bien-aimé qui me la renverrait d'un mot. Mais ces vieilles gens, on les prendrait souvent pour des morts, à voir leur inertie, leur lenteur, leur lourdeur et leur pâleur de plomb. »--
« Un amour impossible qui devient possible, c'est tout un monde qui s'écroule. »

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« Mes jours, mes nuits. Mon âme, mon coeur. La chair de ma chair. Chaque jours, chaque heures, chaque minutes, chaque seconde loin de toi a réussit peu à peu à me tuer, à m'achever avant le dernier coup. Ton coup. Je n'ai toujours pas compris se qui s'est passé. Comment en sommes-nous arrivés là ? Il est vrai pourtant, que nos deux tribus étaient déjà ennemis. Mais je ne pensais pas que tu étais de leurs côtés... Je ne pensais pas que mon dernier souffle se ferait dans tes bras à attendre la combustion de mon corps. Brûlée vif. Telle sera ma sentance pour le prix de t'avoir aimé. Mais ne craint rien, je ne regrette rien. Je ne regretterais jamais rien. Tu as été la meilleure chose qui me soit arrivée depuis ses deux derniers siècles. Ne craint rien, je n'oublierais jamais rien. »

Dernières pensées d'Elizabeth Cooper.
Extrait de Fabul0us Vampiire.

Les commentaires sont refusés.
Les mises à jours sont irrégulières.
Je ne préviens personnes.
Mes favoris sont seulement mes blogs et mes coups de coeurs.
Mes amis sont regulièrement triés.
Je ne conseille pas aux âmes sensible de lire cette fiction.
Il y aura surement des lemons (assez hard).
Veuillez m'excuser d'avance pour les fautes d'orthographes.
Vous pouvez me laisser votre avis par message.


Agréable lecture sur Fabul0us Vampiire.

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 18:25

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 08:46

- -» Sommaire «-- -

- -» Sommaire «-- -
« Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile. »


Chapitre I ~ ___ Elizabeth Cooper
Chapitre II ~ ___ Fallen Angel
Chapitre III ~___ Stefan Rice
Chapitre IV ~______ Bientôt en ligne

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 19:58

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 10:15

-- Chapitre I --

-- Chapitre I --
« L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature. »
[Gabriel Matzneff]

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Elizabeth Cooper... Elizabeth Cooper... Elizabeth Cooper...

Ce nom se répétait sans cesse dans l'esprit d'Evelyne Burton, plus couramment appelée Evy par les personnes de son clan, sa famille, ses seuls amis et alliés.
Avachie dans le fauteuil préférée d'Elizabeth, situé dans sa chambre, elle repensait à l'ancien temps, où tout était bien, où tout était même parfait, et où elle ne devait pas faire un choix décisif sur sa vie entière, sur son propre bonheur, et sur l'avis de son clan. Bien sûr dans les deux propositions qu'elle avait, elle perdrait forcement quelque chose. Elle soupira longuement d'agacement. De ce geste, ses longs cheveux bruns de devant s'envolèrent quelques secondes, puis s'écrasèrent sur son visage assombrit par la tristesse. Jamais auparavant, elle n'aurait pensée faire un choix qui menacerait une personne de son clan. Mais à présent, elle devait faire un choix : La protection de son clan contre une guerre qui venait à peine de s'arrêter, où la mort de sa meilleure amie, protégeant ainsi toute sa tribu d'autre mort. La balance pesait bien sûr pour sa meilleure amie, jamais elle ne pourrait l'abandonner et la condamner aussi facilement à la mort, malheureusement, elle avait depuis peu le rôle de chef, et sa première priorités était celle de protéger son clan, quel qu'en soit les conséquences, et les pertes qu'elle pouvait avoir. Une nouvelle fois, elle soupira. Ses pensées étaient toutes entremêlés entre elles, et se cognaient durement contre les parois de son cerveau. Prise d'un élan de courage, et sachant très bien ce qu'elle avait à faire, elle se leva et sortit de la chambre, qui était autrefois celle de sa meilleure amie.

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Elizabeth Cooper ouvrit les yeux en sursaut. Quelques vagues images lui revinrent en tête, mais rien de très concret. Un fabuleux mal de tête accompagna ses défilement d'images. La belle Elizabeth passa ses mains sur son visage d'une grande pâleur, et s'arrêtèrent dans ses cheveux d'un noir ébène, doux, lisse et soyeux. Elle souffla un bon coup, et se releva avec plus de difficultés qu'elle ne l'aurait pensée et scruta rapidement la pièce dans laquelle elle se situait : Sa chambre. Celle-ci était d'une couleur bleutée assez sombre, allant parfaitement avec les meubles, les fauteuils et le lit d'Elizabeth. Elle fut rassurée d'avoir réussit à parvenir jusqu'au château encore en vie. Cette attaque de lycanthrope n'avait pas été prévu, elle s'était passée aux abords de Seattle, près de leurs territoires. Aucun des vampires qu'Elizabeth avait choisit n'avait survécu à cette attaque, seule elle était encore en vie, à compter les corps de ses camarades vampires, ses amis, sa famille. Depuis qu'elle-même s'était transformée en vampire, elle n'avait plus qu'eux dans sa vie, ce clan dirigé par sa meilleure amie qu'elle considèrerait toujours comme sa propre s½ur : Evy. Elizabeth se leva de son moelleux lit, et se dirigea d'un pas bien plus rapide que celui des humains vers son armoire, où très peu de vêtements y étaient disposés, il y avait en réalité plus d'armes que de vêtements. Elle prit ses trois fidèles CZ 85 qu'elle rangea directement dans ses étuis positionnés sur ses cuisses et ses fesses, elle n'hésita pas à prendre une bonne poignée de munitions : Des balles en argent, simple et rapide pour se débarrasser des lycans. Elle prit aussi sa mitrailleuse XM 248, qu'elle trouvait non pas pratique mais légère et fiable. Elle hésita longuement à choisir sa dernière arme, Elizabeth était une vampire prévoyante, elle détestait ne pas être organisée. Un caractère typiquement traqueurs.
Elizabeth sursauta violemment quand elle entendit sa porte s'ouvrir, elle s'arma directement d'une de ses armes et la pointa sur la personne qui venait d'entrer. En reconnaissant la personne en question, elle baissa son arme et parut rassurer.
- A quoi joues-tu Lizzie ? Tu es en sécurité dans le château, tu ne risques absolument rien.
- Je le sais, Evy.
- Alors, pourquoi toute ces armes ?
Elizabeth, plus couramment appelés Lizzie par les personnes de son clan, dévisagea quelques longues minutes Evy et serra la mâchoire.
- Tu ne devrais même pas poser cette question Evy. J'ai perdu quatre hommes cette nuit, il est hors de question que ces lycans s'en sortent aussi facilement. Je repars sur leurs traces.
Evy resta quelque seconde bouche-bée, ne sachant pas quoi répondre à sa meilleure amie. A son tour, elle serra la mâchoire et les poings et s'avança d'un pas qui se voulait dangereux mais gracieux vers sa Lizzie.
- Tu n'iras nul part, le jour va bientôt se lever. Et dois-je te rappeler que vous étiez cinq quand vous êtes partis, il y a de cela quelque heures, du château. Quand tu es revenue, tu étais toute seule, et extrêmement blessée, c'est un vrai miracle que tu sois encore parmi nous ! Tu n'imagines même pas l'état dans lequel j'étais quand je t'ai vu rentrée sur ta moto, couverte de sang. Il est hors de question que tu repartes ce soir, et si tu ne veux pas m'obéir en tant qu'amie, tu devras m'obéir en tant que chef de ton clan.
Evy ne laissa même pas le temps à Lizzie de riposter qu'elle lui avait déjà tourner le dos, se dirigeant vers la porte de sa chambre.
Lizzie soupira longuement, et n'eut pas d'autre choix que de ranger une par une ses tendres armes qui ne réclamaient que son attention.
La belle Lizzie, après avoir tendrement refermée son armoire à joujoux, s'asseyait machinalement sur son fauteuil, le sien. Elle caressa du bout des doigts le velours bleu marine qui l'avait tant de fois consolée et, bercé par le son de la pluie qui s'écrasait sur sa fenêtre, elle ferma les yeux, se plongeant dans ses lointains souvenirs.

Flash Back.
__________________1864 - Ancien Seattle.

Tout a commencé un mardi dans les années 1864. à l'époque, Elizabeth Cooper - appelée maintenant Lizzie par sa communauté - n'était rien d'autre qu'une simple femme; Elle n'était ni aisée, ni pauvre, ni belle, ni moche. Elle était juste une femme quelconque sans grande valeurs pour les yeux de quiconque. à cette lointaine époque, elle considérait son père comme un sale ivrogne, incapable d'apporter quelque chose de bien à sa famille, depuis la mort de sa tendre femme, prise par la mort, alors que Elizabeth n'avait que 7 ans. Elle avait aussi une petite s½ur, au nom de Michelle. Rien n'était plus beau, ni important que sa petite s½ur chérie.
Comme tous les jours depuis la mort de sa mère, Elizabeth se devait de s'occuper de sa maison, et de sa s½ur. Elle avait arrêté toute activité n'ayant aucun rapport avec sa famille. Elle n'avait de ce fait, aucun amis.
Le jour de ses 21 ans, fut néanmoins le début de sa véritable vie. C'était un mardi comme tous les autres depuis sa naissance, il faisait froid, et en ce mois de décembre, la neige avait déjà recouvert la totalité des petits trottoirs de l'époque. Elle avait, comme tous les matins, préparée le déjeuner de sa petite s½ur qui était débordée, au contraire de sa s½ur, d'activité en tout genre : Couture, cuisine... Michelle, après avoir embrassée sa s½ur, partit dans un char, qui appartenait à une amie à elle, et l'emmènerait à ses premières occupations.
La journée de Lizzie aurait certainement été plus tranquille, sans son père qu'elle avait dans les pattes. Depuis peu, celui-ci était très sévèrement malade. Personne ne savait véritablement ce qu'il avait, mais Lizzie était persuadée que c'était l'alcool qui le mettait dans un tel état.
La journée se passa à une vif allure, et ça avait beau être l'anniversaire de Lizzie, la journée se passa comme les autres jours, aussi ennuyeux et pourtant animés. Le père de Lizzie n'avait pas aidé la jeune femme, il ne cessait de l'interrompre dans ses activités, tout en se plaignant qu'elle n'était qu'une sale garce qui ne faisait que gâcher sa vie. Lizzie ne répondait pas à son père, elle n'osait pas lui répondre, non pas qu'elle avait peur, tout au contraire, mais parce qu'elle n'osait pas. Malgré ses erreurs passé, elle aimait tendrement son père, et savait pertinemment que tout ce qu'il disait était provoqué par la folie de l'alcool. Ainsi donc, dans les environs de dix-sept heure, elle sortit de chez elle, avec la simple idée d'aller chercher les médicaments de son père. à cette heure-ci, il faisait déjà sombre, et la nuit montrait à peine le bout de son nez. Lizzie frissonna en sentant un petit vent frai lui caresser le visage. Elle se mit rapidement en marche vers le domicile du médecin afin d'acheter ces satanés médicaments. Plus Lizzie marchait, plus elle avait du mal à distinguer là où elle allait. L'obscurité avait totalement envahit la ville, mettant Lizzie mal-à-l'aise. Elle se sentit très rapidement seule, en s'apercevant que plus personnes n'étaient dans les rues à cette heure. Elle respira calmement et se contenta d'avancer, un pied devant l'autre. Elle s'arrêta plusieurs fois, prise d'un étrange sentiment, comme si on la suivait, comme si on l'épiait, mais elle reprenait très rapidement sa route, se persuadant que se n'était que son imagination qui lui jouait encore une fois un tour. Pourtant, quand elle s'arrêta une énième fois, elle fut enfin convaincu qu'elle était bel et bien suivit; Des bruits de pas, des étranges chuchotements, une immonde odeur de sang et de mort, de longs cheveux roux, de grands yeux bleus verts; Voilà ce dont se rappelle Elizabeth Cooper de sa transformation d'humaine à vampire. Voilà ce dont se rappelle Elizabeth Cooper de sa mort. Il ne lui revint même pas en mémoire ne serait-ce qu'une petite douleur, ou sensation. Quand elle reprit connaissance, quelques heures après l'agression, Elizabeth comprit tout de suite ce qu'elle était devenue quand elle aperçut son propre sang sur le sol, elle arrivait elle-même à le sentir. Elle savait qu'à partir de là, elle serait condamnés à la pire des vies, celle de vivre éternellement en se nourrissant d'humains. Cette révélation acheva Elizabeth, durant des heures et des heures, elle essaya de se donner la mort de n'importe quel façon qui lui était possible. Elle décida finalement de se cacher dans une cave abandonné, non loin de chez elle. Elle passa trois longs jours dans cette cave miteuse, se nourrissant de rats ou de chauve-souris qui avaient la mauvaise idée de traîner dans les parages. Au bout de ces trois longs jours enfermée dans une cave, Lizzie en sortit, affamée mais trop faible pour se nourrir seule. Elle aira dans les rues de Seattle, cherchant en vain quelque chose à manger. Et, au lieu de tomber sur un malheureux humain, elle tomba sur Evelyne Burton.

Fin Flash Back.

Lizzie ouvrit précipitamment ses yeux bleutés en entendant trois coups frappés à la porte de sa chambre. Avant qu'elle ne puisse répondre, un magnifique vampire où nom de Chris rentra dans sa chambre, et referma d'un geste rapide et gracieux la porte en bois de Lizzie. Celle-ci, surprise de voir son ancien compagnon se leva d'un trait et dévisagea le fameux Chris.
- Que veux-tu Chris ? Il ne me semble pas que je t'ai autorisé à rentrer dans ma chambre.
Chris ne bougea pas, et un long silence se suivit. Finalement, un faible sourire se dessina sur ses lèvres.
- Je ne suis pas là pour ce que tu crois Lizzie, je suis là parce que Evy m'a envoyé. Elle voudrait que tu t'habilles et que tu la rejoigne en bas. Elle t'attends.
- Très bien, tu peux t'en aller.
Chris resta quelque seconde sans bouger, puis baissa sa tête et sortit accompagné d'un timide sourire qui voulait absolument tout dire.

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/!\ Si vous avez des questions, je serais très heureuse d'y repondre par message.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 12:36

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:42

-- Chapitre II --

-- Chapitre II --
« Il en est de l'amitié comme de la pureté; la moindre flétrissure suffit à en troubler la transparence. »
[Francesco Alberoni]

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Lizzie, comme à son habitude quand elle sortait de sa chambre, prit deux de ses revolvers et descendit très rapidement dans la pièce principal du château; un vaste salon qui était avant une grande salle de bal. Lizzie aperçut, assise dans un grand canapé du XVIIIe siècle, Evy qui riait avec plusieurs autres vampires. Certains étaient de leurs tribus, d'autres non. Elle se présenta devant Evy, et comme se voulait la tradition, elle s'agenouilla devant elle.
- Relève toi Elizabeth, ordonna Evy d'un ton impatient.
Lizzie s'exécuta dans la seconde qui suivit, et attendit que Evy prenne la parole, tout en lui montrant ses interrogations à propos des vampires qu'elle ne connaissait pas et qui se trouvait dans son château.
- Tu te demandes surement pourquoi je t'ai fais demandé.
- C'est certain.
- Assit toi Elizabeth, rajouta Evy en désignant un pouf qui se trouvait à côté d'elle.
Lizzie tressaillit au son de son nom, elle n'aimait pas qu'Evy l'appelle ainsi, mais c'était la règle, le chef de clan ne devait montrer à quiconque ses préférences. Lizzie s'exécuta, une nouvelle fois, aux ordres de sa chef et attendit qu'Evy reprenne la parole. Elle remarqua qu'à la droite de sa meilleure amie, une femme aux traits angélique, et aux longs cheveux bruns, ses yeux étaient d'un vif doré et sa peau était plus pâle que tous les vampires réunit dans cette pièce. Lizzie en vint à la conclusion que cette femme n'était d'autre qu'une Ancienne.
- Si je t'ai demandé, c'est pour te présenter à Angélina. Elle dirige l'autre tribu de Seattle, avec qui nous étions en guerre depuis des centaines d'années. Tout cela est maintenant terminé, nous venons toutes les deux de signer un traité de paix.
Lizzie observa avec attention sa meilleure amie. Elle n'avait pas été au courant d'un quelconque traité de paix, et pourtant... Après Evy, Lizzie était la plus haut gradée, et elle était, de plus, la meilleure amie d'Evy, que voulaient dire toutes ces cachoteries?
- Angélina et quelques membres de son clan vont restés ici quelques jours, j'attends de toi que tu les amènent à leurs quartiers, qui est au quatrième étage, et que tu leurs fasses visiter le château, peux-tu faire ça pour moi ?
Lizzie s'agenouilla directement et baissa la tête, elle répondit avec autant de fermeté qu'elle le pouvait, espérant ainsi montrer à Evy qu'elle n'appréciait pas son comportement avec elle.
- Oui, je pense que c'est dans mes capacités de faire cela.
Lizzie se redressa sans attendre l'autorisation d'Evy et attendit Angélina et sa tribu à l'embouchure de la porte du grand salon. De là, elle pouvait ruminer sa colère sans être vu; Humiliée, elle venait d'être humiliée publiquement par sa meilleure amie, et ceux devant une partie de sa tribu et celle d'Angélina. Lizzie n'était pas une domestique, elle était une traqueuse ! Son seul but dans la vie était de traquer, elle était de plus la meilleure à la traque, alors pourquoi lui donner une tâche si humiliante ?
Elle se hâta de se calmer quand elle se rendit compte qu'Angélina et le reste de ses amis se dirigeaient vers elle. Lizzie tâcha de rester poli et de faire la guide aux invités d'Evy. Elle leurs montra la nouvelle salle de bal qu'ils n'avaient pas encore eut le temps de l'inaugurer comme il le fallait dût à leur guerre contre les lycans, elle les emmena aussi dans la cuisine où des humains étaient conservés, certains étaient encore vivants, d'autres étaient en piteuse état, à moitié mort, où scarifier un peu partout sur leurs corps, au point qu'ils ne ressemblaient plus à grand chose. Lizzie se rendit compte qu'en voyant tous ces humains, et tout ce sang qui coulaient dans leurs veines, elle aurait pût se faire un sacré festin; Quand elle continua la visite, sa gorge lui brûlait de plus en plus, elle était morte de faim. Depuis quand n'avait-elle pas mangée ?
Lizzie se concentra sur sa visite et amena ses convives dans une pièce qui lui était assez précieuse.
- Nous voilà arrivés dans le laboratoire du château. Ici est fait les balles pour tuer les lycans, où pour seulement les paralyser. Nous faisons aussi, et cela est bien sûr une de nos plus belle créations, du sang synthétique. Cela évite que nous tuons trop d'humains. Malheureusement, il n'est pas encore tout-à-fait au point, ce qui fait que la faim revient assez vite.
Un blanc s'installa entre le clan d'Angélina et elle. Tous se regardèrent sans comprendre. Lizzie s'aperçut qu'elle les avaient surement choqués dans ses propos, peu de vampire acceptait le fait de ne pas se nourrir d'être humains, elle savait que le clan d'Angélina n'en faisait pas partit; Elle l'avait sentit quand ils étaient dans la cuisine. Pratiquement tous voulaient se nourrir de ces appétissants et innocents humains. Un vampire du clan d'Angélina la sortit de ses pensées, il posa une question plus qu'arrogante.
- Et à quoi sa peut servir ça ? Du sang synthétique... On a les humains pour nous nourrir ! Lança-t-il froidement.
Lizzie qui ne voyait pas son interlocuteur, se rapprocha de l'endroit où elle avait entendu cette voix, et se retrouva face à face à un vampire aux traits sombres. Tout comme Angélina, sa peau était très clair, beaucoup plus clair que tous les autres vampires que Lizzie avaient put rencontrer. Ses yeux, au contraire d'Angélina, étaient d'un noir extrêmement ensorcelant. Ses cheveux étaient aussi noirs que ses yeux, ce qui mettait bien en évidence son teint si blanc.
- Silence Victor, grogna Angélina, je trouve au contraire que cela est assez intéressant. Continue Elizabeth, s'il-te-plaît, et excuse le comportement de mon frère.
Lizzie acquiesça, et comprit pourquoi tous deux étaient aussi ressemblant, ils étaient de la même famille, génétiquement parlant. Angélina avait sortit ses crocs, sous le coup de la colère. Elle sembla pourtant se calmer quand Elizabeth reprit la parole.
- Nous savons tous que nous venons à la base, ces créatures si faibles et méprisables (son regard s'attarda sur Victor), il est vrai que c'est incroyablement plaisant quand on sent le sang chaud de nos victimes coulés dans notre gorge. Mais, ce qu'il ne faut pas oublier c'est qu'à chaque fois que nous nous nourrissons, il y a un petit risque pour que la personne se transforme juste après en vampire.
- Ça c'est seulement si le vampire en question fait mal son boulot ! Railla Victor.
- C'est exact, répondit Lizzie, mais je pense que tu ne dois pas te rendre compte des nombres de nouveaux-nées chaque jours par mégarde de la part du vampire. Le nombre de vampire commence à trop augmenter à notre goût. Bientôt il y aura plus de vampire que d'humains ! Mais ce problème n'était pas notre première motivation. En vérité si certains d'entre nous commencent à ne plus boire du sang d'humains c'est pour la simple raison qu'ils n'oublient pas qui ils étaient avant : Des humains.
- Combien d'entre-vous ne se nourrissent plus aux humains ? Demanda Angélina, visiblement intéressée par la conversation.
- Seulement dix sur une centaine, avoua Lizzie.
- En fais-tu partis ?
- Oui, j'en fais partis.
La conversation prit fin à ce moment, et Lizzie prit la décision de les emmener dans leur quartier, pensant qu'ils en avaient assez vu pour aujourd'hui.

Flash Back.
__________________1865 - Repère du clan.

Lizzie était vampire depuis à peu près un an maintenant, elle savait chasser et se nourrir seule. Evy lui avait apprit aussi à se battre, bien sûr, Evy n'était pas assez expérimentée pour apprendre correctement à Lizzie de se battre, aussi quand Lizzie en fut arriver au même niveau qu'Evy, un traqueur au nom de Léopold apprit à Lizzie toutes les attaques et défenses qu'elle avait besoin pour continuer sa voix en tant que traqueuse débutante. Quand Lizzie était arrivée dans le château du clan, Evy lui avait expliqué le système et la particularité de cette tribu. Chaque vampire faisait partit d'un groupe, mettant en valeur leurs qualités et leurs forces : Les séducteurs, qui n'avaient que pour but de ramener des humains au château grâce à leurs beauté, les chasseurs qui avaient un extrêmement bon odorat, ils étaient capable de sentir les plus gouteux humains et les lycans, ils travaillaient d'ailleurs beaucoup avec les traqueurs dût à leur particularité, les traqueurs quand à eux étaient les combattant, ils traquaient et tuaient les lycans ainsi que les vampires qui étaient situés au nord de Seattle, le clan d'Angélina. Quand Evy lui avaient expliqué tout ceci, Lizzie n'avait plus qu'un objectif en tête : Être la meilleure traqueuse de sa tribu. Avec l'aide de Léopold, qui était lui-même le meilleur traqueur, elle devenait de plus en plus forte et plus sage. Avec le temps, Léopold et Lizzie formaient un duo, ils étaient presque devenus inséparable. Lizzie avait le plus grand respect pour Léopold qui était comme le père qu'elle n'avait jamais eut.
De temps en temps, Lizzie revenait à Seattle, le prétexte qu'elle donnait à son clan était qu'elle voulait progresser seule, faire sa méditation pour pouvoir réussir à capter la présence d'un lycan seulement avec la pensée, chose qui était impossible d'ailleurs, sauf pour Léopold. La vraie raison était qu'elle y allait seulement pour veiller sur Michelle; Elle aimait s'assoir dans l'arbre qu'il y avait dans son ancien jardin et qui était en face de la chambre de Michelle. Elle pouvait l'observer durant des heures. Michelle ne savait pas que sa s½ur était encore en vie, elle l'avait donc pleuré durant de long mois. Lizzie avait assisté à ces pleurs de longues fois, mais jamais elle n'avait révélé sa présence. A son plus grand supplice, elle n'en avait pas le droit. Et puis, revenir vers Michelle serait aussi la faire souffrir. Elle s'était donc, juste contentée de la regarder. En cette belle nuit d'Août, Lizzie avait décidé d'aller voir l'état de Michelle, elle l'avait trouvé un peu pâle la dernière fois qu'elle était la voir. Comme à son habitude pour aller sur Seattle, Lizzie prenait des chemins où elle était sûre qu'aucun humain ne pourrait traîner. Quelques minutes après avoir quitté le château de son clan, Lizzie arriva pourtant devant son ancienne demeure, sa vitesse vampirique l'aidait dans beaucoup de circonstance. Après sa mort, Lizzie avait vu son ancien foyer s'assombrir; Son père buvait deux fois plus, il ne travaillait plus et préférait s'enfermer dans sa chambre avec pour seule compagnie une bouteille de Rhum. Michelle quand à elle, avait arrêté ses activités du quotidien, mais les avaient reprit quelques mois après la mort de sa s½ur. Avec le temps, elle devenait de plus en plus radieuse et belle. Pourtant, quand Lizzie l'aperçut en cette nuit d'Août, quelque chose avait changé chez elle. Son visage s'était durcit, ses yeux d'un vert émeraude d'habitude, étaient devenus d'un gris nuageux, sous ses yeux, des cernes violettes étaient tracés, comme si on lui avait marqués au marqueur, et son teint était pâle, presque aussi blanc que celui de Lizzie. Sa s½ur s'inquiéta sur le coup, mais finalement, elle pensa que ce n'était qu'une mauvaise passe. Elle resta quelques heures à la regarder dormir, puis quand elle aperçut les premiers rayons du soleil, elle s'éclipsa et rentra au château.
Trois jours plus tard, Lizzie apprit que sa s½ur était morte dû à la rage qui faisait, à l'époque d'horribles dégâts.

Fin Flash Back.

- Je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu ne m'es rien dis par rapport à ce traité de paix ! Je n'étais même pas au courant qu'ils allaient restés quelques jours ! De plus, tu m'as humilié, et ça publiquement. Se n'est pas parce que tu es notre chef, depuis peu, qu'il faut oublier ceux qui t'aiment et les humiliés de la sorte !
- ELIZABETH ! Hurla Evy, il n'y a pas d'humiliations dans ce que j'ai fais ! Tu étais la plus apte à leurs faire visiter le château, tu es la seule en qui j'ai vraiment confiance dans ce château. De plus, si je ne t'ai rien dis par rapport à ce traité, c'est parce que j'ai juré à Angélina de n'en parler à personne avant que le traité ne se fasse, et sache qu'elle a fait de même de son côté.
- Pourquoi n'avoir rien dit ? Est-ce que tu craignez que je répète tout à notre famille ?
- Non, ce n'est pas ça. Nous pensons juste qu'une personne dans un de nos deux camps a fait une alliance secrète avec les lycans.
Lizzie resta quelques minutes abasourdie. Jamais personne de leur famille ne pouvait faire ça, ils étaient tous soudés, Lizzie le savait en connaissance de cause.
- Et bien, ce traître doit venir du clan d'Angélina, parce que de notre côté, nous sommes une famille, et de plus nous avons tous perdu au moins un être chers à cause des lycans. Personne ne pourrait faire ça.
- Tu veux vraiment que j'te dise Lizzie ? Je n'en suis pas aussi sûre. Je suis dans ce clan depuis bien plus longtemps que toi, je sais des choses que tu ignores sur notre famille, et crois moi, ce n'est pas jolie-jolie !
- Tu deviens juste paranoïaque à mon avis, constata Lizzie.
- Si tu le dis, en attendant j'aimerais que tu ailles à la porte d'entrée, d'autres personnes de son clan vont arrivés pour organiser le bal qui unira officiellement nos familles.
- Bien, j'y vais, répondit Lizzie d'un ton impertinent.
Lizzie sortit de la chambre d'Evy en claquant la porte. Un espion ? Dans leur famille ? Vraiment ? Lizzie en doutait fort. Et puis, de quoi parlait-elle à la fin quand elle disait qu'elle savait des choses sur leur clan ? Ces cachoteries étaient de plus en plus insupportable pour Lizzie qui avait du mal à se faire à l'idée que sa meilleure amie lui cache des choses. Elle soupira et descendit dans le hall d'entrée afin d'accueillir les autres membres de la famille d'Angélina.
Quand elle arriva dans le hall, elle ne fut pas surprise de découvrir Angélina et Victor qui étaient inséparables. D'autres membres de son clan étaient aussi là, mais Lizzie ne savaient plus leurs noms, elle s'en contre-fichait à vrai dire. Pourtant, ils étaient là depuis trois jours, mais Lizzie le savait, elle avait une mémoire sélective.
La porte d'entrée s'ouvrit et une dizaine de vampire rentrèrent dans le château. Angélina fut ravie de retrouver quelques membres de son clan, elle les présenta d'ailleurs à Lizzie un par un, à son plus grand regret. Après avoir présenté les plus hauts gradés de son clan, Angélina toute fière se figea.
- Où est Stefan ? Demanda-t-elle à une petite blonde de son clan.
Celle-ci se mit à hausser les épaules avec un petit air angoissée.
- Je suis là, répondit une voix au ténor assez doux.
Un passage s'écarta, et le dénommé Stefan entra dans le hall avec une autre vampire, au cheveux rouges sang, et à l'air assez hautain. Angélina parut soudain rassurée, et se mit à rayonner de joie, elle se tourna à nouveau vers Lizzie :
- Voici un de nos plus grands chasseurs, il a tué tellement de lycans qu'on ne les compte plus !
Le Stefan en question se rapprocha de Lizzie et la regarda droit dans les yeux. Puis il les baissa :
- Je m'appelle Stefan, dit-il simplement.
Lizzie parut déstabilisée quelques instants, mais reprit vite le contrôle.
- Et moi, Lizzie, dit-elle froidement.
Tous deux se serrèrent la main, provoquant chez les deux vampires des frissons.

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# Posté le samedi 07 novembre 2009 16:31

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 16:13

-- Chapitre III --

-- Chapitre III --
« Les contraires s'attirent, les contraires se repoussent. »
[Joyce Carol Oates]

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- Non, non et non !
- Lizzie, soupira Evy, je t'en supplie, ce n'est pas la mort ce que je te demande tout de même !
- Et bien pour moi, si ! J'en ai plus que marre ! Ça fait une semaine que je suis obligée de rester ici pour la simple raison que TU as des invités. Permet-moi de trouver ça injuste, railla Lizzie énervée.
- J'ai besoin de toi ici.
- Et pourquoi ça ? Depuis qu'ils sont là, je dois faire en sorte que tout aille pour le mieux, qu'ils aient bien leurs rations de la journée, et tout ce qui s'en suit. Je ne suis pas leurs esclaves, ni le tien.
- Écoutes, je te promets qu'après ce bal, je te laisserais tranquille, mais pour l'instant, j'ai besoin de toi.
- Je suis une traqueuse Evy, tâches de ne pas l'oublier. Mon rôle, ici n'est pas de faire l'hôte de ce château, ni de préparer des bals. Ça, c'est TON rôles, non le mien.
- Je sais, je sais. Et je suis désolée de ne pouvoir les assurer, mais j'ai d'autres choses à faire qui sont deux fois plus importantes que de préparer le bal de l'Alliance avec le clan d'Angélina.
- Et bien moi aussi figures-toi ! Laisse moi sortir, laisse moi aller chasser, je t'en supplie.
- Non, Lizzie.
Lizzie grogna sur sa meilleure amie. Evy était de plus en plus insupportable avec toutes ces cachoteries et ces responsabilités de chef qu'elle laissait à Lizzie. Celle-ci en avait plus que marre du comportement de sa meilleure amie, elle se fichait royalement de l'Alliance qui s'était fait dans son dos, ainsi que de ce fichu bal qu'elle serait contraint de préparer avec l'aide de Stefan Rice. L'insupportable Stefan Rice. Lizzie avait de plus en plus de mal à le supporter, et à chaque fois qu'elle le croisait dans un des grands couloirs du château, elle faisait tout pour se maîtriser afin de ne pas lui donner un coup, qui lui serait bien mérité. Ce Stefan Rice était d'un tel sans-gêne, et d'une telle provocation que Lizzie ne pouvait pas le supporter, c'était plus fort qu'elle. De plus, il ne cessait de lui parler et de la regarder de manière tout-à-fait hautaine qui faisait à chaque fois son effet sur la belle Lizzie.
- Très bien, je veux bien faire ça, une dernière fois pour toi, mais je refuse de le préparer avec Stefan Rice, demande à Angélina de me donner un autre partenaire.
Evy poussa un long soupir, plein de sous-entendus.
- Je ferais mon possible, lança-t-elle en levant les yeux au ciel.
Lizzie acquiesça et sortit de la chambre de sa meilleure amie. Avec cet élan de colère, Lizzie sentit sa gorge brûler intensément, la picotant légèrement : Elle avait faim. Elle descendit rapidement des étages et se dirigea dans le laboratoire, qui était aussi un de ses lieux favoris. Elle y trouva bien évidemment, les scientifiques vampires du château, qui, comme à leurs habitudes expérimentaient encore et encore le sang synthétique qu'ils s'efforçaient de parfaire. Leurs efforts n'étaient pas vain, à chaque fois que Lizzie se nourrissait, elle sentait une grande différence entre le avant et le après. Elle se rapprocha d'un de ses amis scientifique au nom de Brent et l'observa avec attention. Ce dernier tenait dans main droite une fiole au liquide rouge, à l'odeur, Lizzie en conclut que s'était du sang et sa gorge la picota d'avantage. Avant que Brent n'est put faire quoi que se soit, elle se mit à sourire et à lui parler :
- Quelle expérience super méga étrange es-tu en train de faire ? Lui demanda-t-elle, amusée par la concentration de Brent.
Celui-ci, releva sa tête de scientifique et jaugea Lizzie d'un air prostré.
- Je t'ai déjà dit de ne pas me déranger quand je travaille, Lizzie jolie. Tu sais bien que ton indéniable beauté me déconcentre à chaque fois, lança-t-il avec un ton assez doux.
- Très drôle Brent, et très charmant. Mais je ne viens pas pour te voir, toi, aujourd'hui. J'ai besoin de nourriture.
Brent esquissa un fin sourire.
- Alors là, ça tombe vraiment très bien ! Je viens de finir une poche de sang synthétique, je sais que tu vas adorer, j'ai rajouté un petit ingrédient qui, à mon avis, fera toute la différence !
Il retira ses grosses lunettes ronde de scientifique, qui n'était là que pour lui donner un certain style, et se dirigea vers un réfrigérateur. Il l'ouvrit et en sortit une belle poche de sang. D'après l'odeur, Lizzie fut certaine que ce sang était prélevé directement d'un humain.
- Je ne bois pas de sang humain, Brent ! rappela-t-elle à son ami d'un ton froid.
Celui-ci leva la tête de sa belle poche, et regarda, apparemment blasé, Lizzie.
- Je le sais ! commença-t-il excité, mais ce n'est pas du sang humain Lizzie jolie ! C'est justement ma nouvelle expérience que tu vas goûter pour moi.
Brent avança vers Lizzie avec la poche synthétique de sang qu'il tenait avec une certaine force, comme si il s'agissait tout simplement d'un trésor inestimable.
- Régales-toi, mais n'y va pas trop vite, lui conseilla-t-il, j'aurais besoin d'un certain temps pour en refaire une comme ça.
Il la lui donna, et Lizzie curieuse ouvra la petite poche en plastique. Elle enleva le petit bouchon, et plaça ses lèvres sur la valve de la bouteille et aspira doucement le sang. Lizzie, qui buvait normalement les yeux ouverts, les ferma sous le sang froid qu'elle savourait irrévocablement. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas goûté à du sang qui ressemblait fort à celui des humains, et pour cause, il n'y en avait jamais eut. Mais celui-là lui rappelait tant le goût parfait du sang, le vrai sang. Des images, même, se défilèrent dans sa boite crânienne, preuve de la similitude entre ces deux sangs. Elle aperçut Brent dans un laboratoire expérimenter ce sang, le goûter de temps à autre, elle entrevit quelques humaines, toute aussi belle les unes que les autres, tellement belle qu'on aurait put croire qu'elles étaient des vampires, elles aussi. Elle sursauta en apercevant Stefan Rice dans ces images savoureuses, mais il ne faisait que passer, saluant le scientifique concentré sur ce sang si parfait qu'elle était en train de boire. Enfin, les images devinrent flous et elle s'arrêtèrent brusquement. Lizzie ouvrit ses yeux qui étaient maintenant d'un bleu océan, clair et foudroyant.
Elle frissonna et retira la valve de sa bouche. Avec surprise, elle se rendit compte qu'elle avait but entièrement tout le sang. Elle redressa les yeux vers Brent et l'interrogea du regard, celui-ci fier de lui se mit à sourire pleinement :
- Alors, c'est de la bonne hein? Demanda-t-il en rigolant.
Lizzie se mit à sourire vis-à-vis de sa demande, et attendit qu'il finisse de rire pour parler. Enfin, le jeune Brent s'arrêta et ses yeux d'un naturel assez rouge, devinrent plus clair qu'à la normal. Elle se lança :
- Comment as-tu fait, Brent ? J'ai vu des images défiler sous mes yeux, comme si j'y étais, et comme si je buvais du sang d'humains !
Lizzie s'était tellement de fois nourrit d'humains qu'elle connaissait bien les évènements qui se produisait quand on buvait leur sang : On voyait tout un flot d'image qui racontait toute leur vie, de leur première journée sur terre, à ce moment si proche de la fin de leur vie. C'est particulièrement cet élément qui avait changé les idées de Lizzie, et qui faisait en sorte qu'elle ne voulait plus boire de sang humain.
- Je suis content que ça t'aies plu, mais je suis désolé de te dire que tu n'en sauras rien pour le moment, du moins pas tout de suite, Lizzie jolie.
Il lui adressa un clin d'½il appuyé, puis retourna dans ses activités scientifiques. Lizzie finit par sourire, puis sortir du laboratoire, tout en se posant des tonnes de question.

Deux jours. Il ne lui restait plus que deux jours pour préparer ce fichu bal. La belle vampire avait accepté, mais refusait d'y aller, quel que soit les ordres d'Evy. Elle avait passé deux semaines, enfermée dans ce château, sans pouvoir sentir le vent fouetter son visage pendant ses traques habituels. Pour Lizzie, c'était bien une véritable torture, elle avait réellement besoin de cette liberté qu'Evy lui interdisait depuis peu. Elle soupira, encore et encore, elle avait d'ailleurs l'impression de passer ses journées à soupirer. Elle bifurqua dans un couloir qui l'emmènerait à la Grande Salle de Bal, un couloir assez sombre où il n'y avait aucune électricité. Elle passa près d'une vieille armure abandonnée, puis devant une autre, et encore une autre, appartenant aux anciens propriétaire de ce château, autrefois des humains. Tous étaient des ancêtres de Léopold, de grands chevaliers, de grands guerriers, tout comme Léopold. Le souvenir lointain de Léopold dans la mémoire de Lizzie lui fit une boule dans le ventre et elle se concentra pour penser à autre chose. Depuis qu'elle était devenue une vampire, tant de souvenirs douloureux s'étaient étalés et installés dans sa boite crânienne, prête à exploser. Encore une fois, elle soupira et tourna à droite au bout du couloirs, elle descendit un énorme escalier en marbre, et se retrouva dans la Salle de Balle. Il était certain qu'elle aurait surement besoin d'entretien et de décoration, mais la Salle avait un certain charme des années 1800 que Lizzie admirait. Elle avança et se plaça au centre de la pièce. Cette Salle de Bal était de forme ronde, mais elle était tellement grande que la forme apportait peu. Des miroirs étaient placés à droite et à gauche, un peu partout, entouré de cadres en or, ou de vieilles peintures. Le sol était recouvert de dalle de pierre, datant surement du XVIIIe siècle.
- Belle salle, n'est-ce pas ?
Lizzie sursauta en entendant une voix étrangères résonner dans la Salle. Elle se retourna et se retrouva face à face avec le ténébreux Stefan Rice. Il arborait un sourire, qui mettait mal-à-l'aise Lizzie. Elle n'en montra rien, et répondit sur le même ton que lui :
- Oui, c'est certain. Mais je pense qu'elle aurait besoin d'un peu de soin.
- Ça tombe bien, nous sommes là en quelques sorte pour ça.
- Tu es là pour ça, moi je suis juste chargée d'appuyer tout ce que tu fais.
Un ange passa, les deux vampires ne souriaient plus, ils se dévisageaient même. Leurs caractères de vampires lunatique étaient difficile à cacher, que se soit pour Lizzie, comme pour Stefan.
- Écoutes, on doit faire ce boulot ensemble, et je refuse que tu te tournes les pouces pendant que je ferais tout le sale boulot, lui-rappelait-il inutilement.
- Je sais, mais je refuse de travailler avec toi. J'ai accepté de préparer ce bal à la condition que tu ne sois pas dans mes pattes quand je le ferais. Mais vu que tu as l'air de tenir à absolument préparer ce fichu bal, je te laisses et je t'envoie Morgane, c'est une séductrice qui adore préparer des bals, tu vas surement t'entendre avec elle. Au revoir Stefan.
Elle lui tourna le dos et se mit en marche vers le Salon, savant pertinemment que Morgane était là-bas et qu'elle rêvait de préparer un bal avec le beau Stefan. Lizzie fut prise d'une grande rage quand elle se souvint de sa conversation avec Evy, la veille, alors qu'elle lui avait promit qu'elle ferait le nécessaire. Il semblerait que finalement, elle n'avait rien fait du tout. Elle se promit de lui en parler, des qu'elle la verrait, et se contenta pour l'instant d'aller prévenir Morgane.

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# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:17

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 10:05