« L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature. »
[Gabriel Matzneff]
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Elizabeth Cooper... Elizabeth Cooper... Elizabeth Cooper...
Se nom se répétait sans cesse dans l'esprit d'Evelyne Burton, plus couramment appelée Evy par les personnes de son clan, sa famille, ses seuls amis et alliés.
Avachie dans le fauteuil préférée d'Elizabeth, situé dans sa chambre, elle repensait à l'ancien temps, où tout était bien, où tout était même parfait, et où elle ne devait pas faire un choix décisif sur sa vie entière, sur son propre bonheur, et sur l'avis de son clan. Bien sûr dans les deux propositions qu'elle avait, elle perdrait forcement quelque chose. Elle soupira longuement d'agacement. De ce geste, ses longs cheveux bruns de devant s'envolèrent quelques secondes, puis s'écrasèrent sur son visage assombrit par la tristesse. Jamais auparavant, elle n'aurait pensée faire un choix qui menacerait une personne de son clan. Mais à présent, elle devait faire un choix : La protection de son clan contre une guerre qui venait à peine de s'arrêter, où la mort de sa meilleure amie, protégeant ainsi toute sa tribu d'autre mort. La balance pesait bien sûr pour sa meilleure amie, jamais elle ne pourrait l'abandonner et la condamner aussi facilement à la mort, malheureusement, elle avait depuis peu le rôle de chef, et sa première priorités était celle de protéger son clan, quel qu'en soit les conséquences, et les pertes qu'elle pouvait avoir. Une nouvelle fois, elle soupira. Ses pensées étaient toutes entremêlés entre elles, et se cognaient durement contre les parois de son cerveau. Prise d'un élan de courage, et sachant très bien ce qu'elle avait à faire, elle se leva et sortit de la chambre, qui était autrefois celle de sa meilleure amie.
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Elizabeth Cooper ouvrit les yeux en sursaut. Quelques vagues images lui revinrent en tête, mais rien de très concret. Un fabuleux mal de tête accompagna ses défilement d'images. La belle Elizabeth passa ses mains sur son visage d'une grande pâleur, et s'arrêtèrent dans ses cheveux d'un noir ébène, doux, lisse et soyeux. Elle souffla un bon coup, et se releva avec plus de difficultés qu'elle ne l'aurait pensée et scruta rapidement la pièce dans laquelle elle se situait : Sa chambre. Celle-ci était d'une couleur bleutée assez sombre, allant parfaitement avec les meubles, les fauteuils et le lit d'Elizabeth. Elle fut rassurée d'avoir réussit à parvenir jusqu'au château encore en vie. Cette attaque de lycanthrope n'avait pas été prévu, elle s'était passée aux abords de Seattle, près de leurs territoires. Aucun des vampires qu'Elizabeth avait choisit n'avait survécu à cette attaque, seule elle était encore en vie, à compter les corps de ses camarades vampires, ses amis, sa famille. Depuis qu'elle-même s'était transformée en vampire, elle n'avait plus qu'eux dans sa vie, ce clan dirigé par sa meilleure amie qu'elle considèrerait toujours comme sa propre s½ur : Evy. Elizabeth se leva de son moelleux lit, et se dirigea d'un pas bien plus rapide que celui des humains vers son armoire, où très peu de vêtements y étaient disposés, il y avait en réalité plus d'armes que de vêtements. Elle prit ses trois fidèles CZ 85 qu'elle rangea directement dans ses étuis positionnés sur ses cuisses et ses fesses, elle n'hésita pas à prendre une bonne poignée de munitions : Des balles à rayons lumineux, simple et rapide pour se débarrasser des lycans. Elle prit aussi sa mitrailleuse XM 248, qu'elle trouvait non pas pratique mais légère et fiable. Elle hésita longuement à choisir sa dernière arme, Elizabeth était une vampire prévoyante, elle détestait ne pas être organisée. Un caractère typiquement traqueurs.
Elizabeth sursauta violemment quand elle entendit sa porte s'ouvrir, elle s'arma directement d'une de ses armes et la pointa sur la personne qui venait d'entrer. En reconnaissant la personne en question, elle baissa son arme et parut rassurer.
- A quoi joues-tu Lizzie ? Tu es en sécurité dans le château, tu ne risques absolument rien.
- Je le sais, Evy.
- Alors, pourquoi toute ces armes ?
Elizabeth, plus couramment appelés Lizzie par les personnes de son clan, dévisagea quelques longues minutes Evy et serra la mâchoire.
- Tu ne devrais même pas poser cette question Evy. J'ai perdu quatre hommes cette nuit, il est hors de question que ces lycans s'en sortent aussi facilement. Je repars sur leurs traces.
Evy resta quelque seconde bouche-bée, ne sachant pas quoi répondre à sa meilleure amie. A son tour, elle serra la mâchoire et les poings et s'avança d'un pas qui se voulait dangereux mais gracieux vers sa Lizzie.
- Tu n'iras nul part, le jour va bientôt se lever. Et dois-je te rappeler que vous étiez cinq quand vous êtes partis, il y a de cela quelque heures, du château. Quand tu es revenue, tu étais toute seule, et extrêmement blessée, c'est un vrai miracle que tu sois encore parmi nous ! Tu n'imagines même pas l'état dans lequel j'étais quand je t'ai vu rentrée sur ta moto, couverte de sang. Il est hors de question que tu repartes ce soir, et si tu ne veux pas m'obéir en tant qu'amie, tu devras m'obéir en tant que chef de ton clan.
Evy ne laissa même pas le temps à Lizzie de riposter qu'elle lui avait déjà tourner le dos, se dirigeant vers la porte de sa chambre.
Lizzie soupira longuement, et n'eut pas d'autre choix que de ranger une par une ses tendres armes qui ne réclamaient que son attention.
La belle Lizzie, après avoir tendrement refermée son armoire à joujoux, s'asseyait machinalement sur son fauteuil, le sien. Elle caressa du bout des doigts le velours bleu marine qui l'avait tant de fois consolée et, bercé par le son de la pluie qui s'écrasait sur sa fenêtre, elle ferma les yeux, se plongeant dans ses lointains souvenirs.
Flash Back.
__________________1864 - Ancien Seattle.
Tout a commencé un mardi dans les années 1864. à l'époque, Elizabeth Cooper - appelée maintenant Lizzie par sa communauté - n'était rien d'autre qu'une simple femme; Elle n'était ni aisée, ni pauvre, ni belle, ni moche. Elle était juste une femme quelconque sans grande valeurs pour les yeux de quiconque. à cette lointaine époque, elle considérait son père comme un sale ivrogne, incapable d'apporter quelque chose de bien à sa famille, depuis la mort de sa tendre femme, prise par la mort, alors que Elizabeth n'avait que 7 ans. Elle avait aussi une petite s½ur, au nom de Michelle. Rien n'était plus beau, ni important que sa petite s½ur chérie.
Comme tous les jours depuis la mort de sa mère, Elizabeth se devait de s'occuper de sa maison, et de sa s½ur. Elle avait arrêté toute activité n'ayant aucun rapport avec sa famille. Elle n'avait de ce fait, aucun amis.
Le jour de ses 21 ans, fut néanmoins le début de sa véritable vie. C'était un mardi comme tous les autres depuis sa naissance, il faisait froid, et en ce mois de décembre, la neige avait déjà recouvert la totalité des petits trottoirs de l'époque. Elle avait, comme tous les matins, préparée le déjeuner de sa petite s½ur qui était débordée, au contraire de sa s½ur, d'activité en tout genre : Couture, cuisine... Michelle, après avoir embrassée sa s½ur, partit dans un char, qui appartenait à une amie à elle, et l'emmènerait à ses premières occupations.
La journée de Lizzie aurait certainement été plus tranquille, sans son père qu'elle avait dans les pattes. Depuis peu, celui-ci était très sévèrement malade. Personne ne savait véritablement ce qu'il avait, mais Lizzie était persuadée que c'était l'alcool qui le mettait dans un tel état.
La journée se passa à une vif allure, et ça avait beau être l'anniversaire de Lizzie, la journée se passa comme les autres jours, aussi ennuyeux et pourtant animés. Le père de Lizzie n'avait pas aidé la jeune femme, il ne cessait de l'interrompre dans ses activités, tout en se plaignant qu'elle n'était qu'une sale garce qui ne faisait que gâcher sa vie. Lizzie ne répondait pas à son père, elle n'osait pas lui répondre, non pas qu'elle avait peur, tout au contraire, mais parce qu'elle n'osait pas. Malgré ses erreurs passé, elle aimait tendrement son père, et savait pertinemment que tout ce qu'il disait était provoqué par la folie de l'alcool. Ainsi donc, dans les environs de dix-sept heure, elle sortit de chez elle, avec la simple idée d'aller chercher les médicaments de son père. à cette heure-ci, il faisait déjà sombre, et la nuit montrait à peine le bout de son nez. Lizzie frissonna en sentant un petit vent frai lui caresser le visage. Elle se mit rapidement en marche vers le domicile du médecin afin d'acheter ces satanés médicaments. Plus Lizzie marchait, plus elle avait du mal à distinguer là où elle allait. L'obscurité avait totalement envahit la ville, mettant Lizzie mal-à-l'aise. Elle se sentit très rapidement seule, en s'apercevant que plus personnes n'étaient dans les rues à cette heure. Elle respira calmement et se contenta d'avancer, un pied devant l'autre. Elle s'arrêta plusieurs fois, prise d'un étrange sentiment, comme si on la suivait, comme si on l'épiait, mais elle reprenait très rapidement sa route, se persuadant que se n'était que son imagination qui lui jouait encore une fois un tour. Pourtant, quand elle s'arrêta une énième fois, elle fut enfin convaincu qu'elle était bel et bien suivit; Des bruits de pas, des étranges chuchotements, une immonde odeur de sang et de mort, de longs cheveux roux, de grands yeux bleus verts; Voilà ce dont se rappelle Elizabeth Cooper de sa transformation d'humaine à vampire. Voilà ce dont se rappelle Elizabeth Cooper de sa mort. Il ne lui revint même pas en mémoire ne serait-ce qu'une petite douleur, ou sensation. Quand elle reprit connaissance, quelques heures après l'agression, Elizabeth comprit tout de suite ce qu'elle était devenue quand elle aperçut son propre sang sur le sol, elle arrivait elle-même à le sentir. Elle savait qu'à partir de là, elle serait condamnés à la pire des vies, celle de vivre éternellement en se nourrissant d'humains. Cette révélation acheva Elizabeth, durant des heures et des heures, elle essaya de se donner la mort de n'importe quel façon qui lui était possible. Elle décida finalement de se cacher dans une cave abandonné, non loin de chez elle. Elle passa trois longs jours dans cette cave miteuse, se nourrissant de rats ou de chauve-souris qui avaient la mauvaise idée de traîner dans les parages. Au bout de ces trois longs jours enfermée dans une cave, Lizzie en sortit, affamée mais trop faible pour se nourrir seule. Elle aira dans les rues de Seattle, cherchant en vain quelque chose à manger. Et, au lieu de tomber sur un malheureux humain, elle tomba sur Evelyne Burton.
Fin Flash Back.
Lizzie ouvrit précipitamment ses yeux bleutés en entendant trois coups frappés à la porte de sa chambre. Avant qu'elle ne puisse répondre, un magnifique vampire où nom de Chris rentra dans sa chambre, et referma d'un geste rapide et gracieux la porte en bois de Lizzie. Celle-ci, surprise de voir son ancien compagnon se leva d'un trait et dévisagea le fameux Chris.
- Que veux-tu Chris ? Il ne me semble pas que je t'ai autorisé à rentrer dans ma chambre.
Chris ne bougea pas, et un long silence se suivit. Finalement, un faible sourire se dessina sur ses lèvres.
- Je ne suis pas là pour ce que tu crois Lizzie, je suis là parce que Evy m'a envoyé. Elle voudrait que tu t'habilles et que tu la rejoigne en bas. Elle t'attends.
- Très bien, tu peux t'en aller.
Chris resta quelque seconde sans bouger, puis baissa sa tête et sortit accompagné d'un timide sourire qui voulait absolument tout dire.
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